Dès que le désir d’avoir un enfant se fait sentir, les questions arrivent souvent par vagues : que puis-je faire moi-même ? L’alimentation joue-t-elle réellement un rôle ? Et est-ce quelque chose qui concerne les deux partenaires, ou surtout la femme ? Bonne nouvelle : de nombreuses recherches scientifiques ont précisément étudié ces questions. Dans cet article de blog, nous vous guidons à travers les principaux enseignements afin que vous puissiez commencer cette belle aventure bien préparés.
1. Qu’est-ce que la fertilité, au juste ?
La fertilité, ou capacité à concevoir, est tout simplement l’aptitude à tomber enceinte et à mener une grossesse à terme. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), on ne parle d’infertilité que lorsqu’une grossesse ne survient pas après 12 mois de rapports sexuels réguliers et non protégés. Après un an sans succès ? C’est le bon moment pour consulter votre médecin généraliste ou votre gynécologue.
2. Pourquoi est-il si important de se préparer ?
La plupart des personnes ne commencent à adopter un « mode de vie sain » qu’une fois que le test de grossesse est positif. Pourtant, c’est en réalité un peu trop tard : les premières étapes cruciales du développement du système nerveux de votre bébé — le cerveau et la moelle épinière — commencent dès les toutes premières semaines après la conception. À ce moment-là, vous ne savez généralement même pas encore que vous êtes enceinte. C’est pourquoi il est bénéfique d’adopter une bonne hygiène de vie dès avant la conception, plutôt que d’attendre la grossesse.
3. Mode de vie & alimentation : mettre toutes les chances de son côté
La science est assez unanime : certaines habitudes quotidiennes font réellement la différence pour la fertilité des deux partenaires.
- Un poids sain. L’OMS considère qu’un IMC compris entre 18,5 et 25 est sain. Un IMC trop élevé comme trop faible peut perturber l’équilibre hormonal et, par conséquent, la fertilité chez l’homme comme chez la femme.
- Réduire (ou arrêter) le tabac. Le tabagisme a un impact négatif démontré sur la fertilité des deux partenaires.
- Consommer l’alcool avec modération. Une consommation excessive d’alcool est associée à un déséquilibre hormonal chez l’homme comme chez la femme.
- Bouger et manger sainement. Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière et modérée sont associées à une meilleure fertilité. Le folate, le zinc, le sélénium et certaines vitamines jouent un rôle important dans la fertilité masculine et féminine.
De petits changements, faciles à maintenir sur le long terme, sont souvent plus efficaces que des changements drastiques mais temporaires.
4. Pourquoi l’acide folique joue-t-il un rôle si important ?
L’acide folique (vitamine B9, également appelée vitamine B11 chez nous) est sans doute la vitamine la plus connue lorsqu’il est question de désir d’enfant — et ce n’est pas sans raison. Il est indispensable à la division cellulaire et réduit le risque d’apparition d’anomalies de fermeture du tube neural, telles que le spina-bifida. Le tube neural se développe au cours des toutes premières semaines de la grossesse et donne ensuite naissance au cerveau et à la moelle épinière.
C’est pourquoi le Conseil supérieur de la santé belge recommande aux femmes ayant un désir d’enfant de prendre quotidiennement 400 µg d’acide folique, dès que le projet de grossesse est concret et jusqu’à la fin du premier trimestre. En cas de risque accru, par exemple en cas de grossesse antérieure avec une anomalie de fermeture du tube neural, votre médecin peut prescrire une dose plus élevée — n’hésitez pas à en discuter avec lui.
Et cette supplémentation est réellement nécessaire : selon l’enquête alimentaire nationale belge, notre alimentation quotidienne apporte en moyenne trop peu d’acide folique pour atteindre la quantité recommandée.
5. Fertilité féminine : une question de temps et de qualité
Chaque femme naît avec l’ensemble de son stock d’ovocytes — celui-ci diminue progressivement à partir de ce moment. À partir d’environ 32 ans, cette diminution s’accélère quelque peu, et encore davantage après 37 ans. C’est pourquoi les spécialistes américains de la fertilité (ASRM/ACOG) recommandent de demander un avis médical après 1 an d’essais infructueux si vous avez moins de 35 ans, et déjà après 6 mois entre 36 et 40 ans.
6. Fertilité masculine : au moins aussi importante
Le désir d’enfant n’est pas un projet individuel. Les recherches scientifiques montrent que les facteurs masculins interviennent dans une part importante des cas où une grossesse tarde à survenir. Chez l’homme aussi, les mêmes habitudes comptent : le tabagisme, une consommation excessive d’alcool et un IMC élevé sont associés à une moins bonne qualité du sperme et à un déséquilibre hormonal, tandis qu’une activité physique modérée et régulière est associée à de meilleurs paramètres spermatiques. Le stress chronique semble également avoir un impact négatif. En bref : s’il examine lui aussi son mode de vie, cela compte tout autant.
7. Ensemble vers un bon départ
Le désir d’enfant se vit à deux, et cela peut aussi se ressentir comme tel. En travaillant ensemble sur l’alimentation, le mode de vie et une bonne préparation, vous augmentez vos chances de bien démarrer votre grossesse — et vous êtes aussi plus forts ensemble. Si cela prend plus de temps que décrit ci-dessus, ou si vous avez simplement besoin d’un échange rassurant, n’hésitez pas à contacter votre médecin généraliste ou votre gynécologue.
En résumé
- La fertilité est un travail d’équipe. Les facteurs masculins interviennent dans une part importante des cas.
- Commencez à temps. Des étapes importantes du développement de votre bébé commencent déjà avant même que vous sachiez que vous êtes enceinte.
- L’acide folique est une petite habitude aux grands effets, conformément aux recommandations du Conseil supérieur de la santé.
L’acide folique augmente le statut en folates de la mère. Un faible statut en folates maternel constitue un facteur de risque dans le développement d’anomalies de fermeture du tube neural chez le fœtus en développement. Toutes les femmes souhaitant avoir un enfant doivent prendre quotidiennement l’équivalent de 400 μg d’acide folique, au moins un mois avant et jusqu’à trois mois après la conception.
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